Cressound - La nature au bord de la route - 1
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- Publication date
- 2012
- Usage
- Attribution-NonCommercial 4.0 International



- Topics
- Echirolles, Grenoble, Saint-Martin-d'Hères, Rocade, Ambiance, Ecologie, Environnement sonore, Jardin, Nature, Voie ferrée
- Language
- French
- Item Size
- 61.0M
Le cas des jardins partagés de l’agglomération grenobloise (38)
Présentation des enregistrements
Les infrastructures de transport traversent des milieux naturels et habités qu’elles ne peuvent désormais plus ignorer. Réciproquement, les milieux réagissent de manière spécifique à cette présence des infrastructures de transport terrestres . La cohabitation de ces contextes singuliers n’est pas sans poser problème au regard de leur devenir et de leurs qualités : c’est en ce sens que la « nature » au bord de la route va être abordée dans cette recherche. En s’appuyant sur des situations existantes – la présence de jardins collectifs en bord de route – nous cherchons à en mieux évaluer l’impact écologique, social et ambiantal.
Ces enregistrements sonores accompagnent le rapport de recherche Cresson N°: 82
La nature au bord de la route : le cas des jardins familiaux de l’agglomération grenobloise
Équipe :
Grégoire Chelkoff, Magali Paris, Jean-Luc Bardyn, Pascaline Thiollière, Sylvie Laroche
INDEX
01 – Entre l’Isère et la rocade surélevée
En contrebas de la rocade, sous des arbres, au sud de la station service et à l’entrée de la pépinière abandonnée, micro vers la rocade. Ambiance sonore composée des chants des oiseaux et du flux routier. Certains camions viennent rompre l’effet vague de la circulation routière.
02 – La route au loin
Enregistrement sonore au sein de la zone agricole de la Taillat, entre les méandres de l’Isère, à proximité de la ferme de la Taillat, au bord d’une route longeant des champs cultivés et sous des arbres. Le fond sonore de la circulation routière provenant de l’autoroute est déchiré par le passage d’une moto. Des sources sonores proches comme le chant des oiseaux, le passage d’une voiture, le vent dans le feuillage des arbres se superposent…
03 – Entre le train et un jardin
Micro situé en bordure de voie ferrée, face à celle-ci et dos à des jardins illégaux « étranglés » entre la voie ferrée et un talus, en contrebas de l’Avenue Gabriel Peri au nord du pont du même nom. Le passage furtif d’un train TER en direction de Genève masque l’ensemble des sons environnants.
04 – A midi, au croisement des chemins
Enregistrement sonore au coeur des jardins, à l’intersaction de la venelle centrale et d’un chemin d’accès au jardins légaux, en contrebas de l’Avenue Gabriel Péri. Micro parallèle à cette route. Des aboiements de chien, le chant des oiseaux ainsi que le passage d’un avion configurent un environnement calme. Le lieu semble peu « dérangé » par le bruit lointain du flux routier provenant du pont Gabriel Péri et de la rocade sud.
05 – A l’aube, au croisement des chemins
Au coeur de la desserte des jardins. En été, une plante grimpante envahit les clôtures et empêche la visibilité à l’intérieur des jardins. En hiver, les feuilles tombent, les clôtures se dévoilent. On peut visualiser la source des divers sons qui en émanent. Il se produit un paradoxe d’ambiance entre l’univers sonore oppressant du trafic dense d’un lundi matin et celui bucolique du réveil de la faune très présente (coq, chiens, oiseaux).
06 – Fête de naissance près des jardins
Micro posé au centre de la pelouse commune à l’entrée des jardins, en retrait par rapport à une tablée installée à l’ombre des arbres. Il s’agit d’un espace enclavé en contrebas de l’Avenue G. Péri, situé entre les façades d’immeubles d’habitation et de grandes surfaces commerciales. Il se produit un effet de réverbération (sources provenant de la fête contre les parois des immeubles et de la façade d’Ikéa), effet d’enveloppement dans l’ambiance à caractère privé de la fête, effet de bourdon par le passage d’un avion (environ 500Hz), effet vague avec les flux routiers sur la rocade et sur l’Avenue G. Péri (environ 1kHz). Tous ces éléments contribuent à former une parenthèse temporelle par rapport aux ambiances d’activités de semaine.
07 – Les échos du monde clos: calme
Au coeur des jardins Massenet, dans l’unité d’ambiance du monde clos, sur le chemin en boucle bordé de part et d’autre de jardins à la végétation enveloppante, dense et haute. Le long passage d’un avion participe à la formation d’un environnement calme. Seulement des bruits de marteaux et des voix provenant d’un chantier proche (situé au nord du Gymnase Colette Besson) surgissent à certains moments, puis sont masqués par le chant des oiseaux.
08 – Les échos du monde clos: préparatifs aux jardins
Dans le chemin en boucle bordé par une végétation enveloppante, qui masque visuellement les sources sonores. Celles-ci sont renvoyées sur les façades des deux groupes d’immeubles adjacents. Effet d’écho d’environ un quart de seconde (cf sonagramme: zoom sur coup de marteau). Il se forme une sensation de retrait par rapport aux infrastructures. Les champs, jardins et friches laissent une grande ouverture sans obstacle majeur au sud vers la voie ferrée et la rocade. Il apparaît ainsi un effet de délocalisation : concurrence des sons humains proches et des sons éloignés des infrastructures qui restent contenus dans ce milieu.
09 – Ambiguïté, dedans, dehors
Micro à l’angle sud-est du nouveau gymnase Colette Besson dans un parking gravillonné pour voitures. Il s’agit d’une impasse, bordée par une pelouse et d’ une clôture en bois servant de banc. Cet espace intermédiaire se situe entre les quartiers résidentiels de la rue H. Wallon et les premiers jardins traversants. Les jardins bucoliques du monde clos sont encore insoupçonnables de ce côté-ci. Il se forme un effet d’ubiquité et de délocalisation par la superposition des sources sonores proches, de l’intérieur du gymnase ou d’un lointain non localisé ou en mouvement (klaxons, petite moto). De nombreuses façades hautes deviennent réverbérantes dans le quartier.
10 – Moineaux légers contre poids lourds
Micro posé sur la pelouse à côté des jardins Victor Hugo II, proche du Boulevard Dulcie September. Des oiseaux viennent se loger dans une haie de lauriers roses, qui entoure l’hôtel restaurant « le Campanile ». Ambiance de lever du jour très sonore, produisant un équilibre précaire entre le niveau sonore de la faune et celui du trafic routier (distinction claire dans les fréquences. Oiseaux: 4kHz et trafic routier : 1kHz). Plusieurs basculements hiérarchiques apparaissent selon les variations de la circulation routière.
11 – Fin de journée tranquille
Enregistrement sonore à 50 m du Boulevard D. September, à 150 m de la voie ferrée, à 200 m de la rocade derrière une butte anti-bruit et dans de nouveaux jardins. Ils furent récemment aménagés avec des cabanes et des clôtures uniformes. Ils sont accessibles par une large allée (2m50). Une végétation jeune permet une bonne visibilité à l’intérieur des jardins. Des espaces libres engazonnés et des terrains de football sont à proximité. L’effet sonore d’immersion apparait dans cet espace de convivialité, enveloppement de sons de voix humaines et distorsion (distance et engouffrement sous le pont).
12 – Les enfants masqués
Micro situé sur la butte au plus haut de celle-ci, face à l’Avenue Jacques Prévert. Le flux routier de l’Avenue Dulcie September est très présent et masque les autres sources sonores. Les cris des enfants, situés à soixante mètres dans un espace délaissé de la copropriété voisine ainsi que le vent dans les peupliers sont très peu audibles.
13 – Les enfants dans le vent
Micro situé en contrebas au pied du talus, face à l’Avenue Jacques Prévert et à proximité des jeux d’enfants de la copropriété voisine. Le flux routier de la rocade et des Avenues Dulcie September et Jacques Prévert est faible (contrairement au fragment sonore « les enfants masqués »). Les sources sonores proches deviennent identifiables comme le passage d’un chien au début du fragment, le vent dans le feuillage des peupliers avoisinants, les cris des enfants provenant de la copropriété voisine (jardin de copropriété situé à 30 mètres de la prise de son) et les voix de leurs parents.
14 – Dans les jardins vides
Triangle des jardins familiaux, situé au nord de la cité Viscose. Ce lieu est protégé des bruits du trafic de l’autoroute A 480 par une butte en terre et par les maisons. Les jardins se composent d’une végétation ancienne et variée, comprenant de nombreux arbres fruitiers. La desserte labyrinthique à ces jardins s’effectue par des chemins étroits. Il se produit un effet sonore d’immersion dans un univers de nature, échappant à l’autoroute proche.
15 – Cache-cache
Parc en forme de triangle au coeur des habitations. L’espace partagé et fluide se compose de chemins, d’une pelouse, de quelques arbres mais pas de jardins privatifs en rez-de-chaussée. La réverbération des voix des enfants sur les façades est accentuée par la disposition en triangle et la propagation du son plus rapide dans l’air chargé d’humidité. Effet d’intrusion dans leur jeu et dans leur monde, échappé au drone de l’autoroute.
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Retrouvez la collection Cressound sur le site du laboratoire Cresson
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- Addeddate
- 2026-03-09 08:48:43
- Collection_added
- audio_tech
- Identifier
- cressound-la-nature-au-bord-de-la-route-1
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- Internet Archive HTML5 Uploader 1.7.0
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